La voiture, les trains à grande vitesse, les avions, sont censés nous faire gagner du temps dans nos déplacements. Mais réfléchissons une seconde. Dans une ville comme Paris, le nombre de
voitures et leur puissance entraînent une vitesse moyenne généralisée de 6km/h. C'est à dire que malgré toute la puissance des inventions, on fait du sur place. Pour le trains, si l'on prend en
compte l'organisation contingente avant un déplacement, et le temps réel d'arrivée à son lieu de destination, on ne fait pas mieux que dans les années 60. Il y a donc un moment où la
vitesse devient contre productive. Surtout que si l'on regarde de près l'énergie gaspillée à s'occuper de sa voiture (assurance, frais divers, payement, stationnement, stress engendré, etc...),
on finira par conclure que l'on vit pour sa voiture. Que l'outil qui devait libérer asservit.
La position stratégique de l'écologie ne pourrait être globale. Elle doit
s'articuler de manière locale en fonction des besoins et des aspirations. Les aspirations d'un peuple ne sont pas forcément l'accumulation, contrairement à ce que pense quelques capitalistes. la
réalisation individuelle par le biais des choses différentes, par la vie de plusieurs vies est à mon sens le premier désir de l'homme. Alors comment y arriver,? André Gorz donne un début de
réponse dans ses différents essais sur le travail. Sur cette notion stupide qui asservit au lieu de libérer. Faites un sondage rapide autour de vous et vous serez surpris du nombre de personnes
qui n'aiment pas ce qu'ils font au quotidien.
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