Obsédés par nous-mêmes, et vivant dans les rêves des autres avec la peur non avouée
d’habiter nos propres corps. On préfère souvent se débarrasser de nos responsabilités, de peur d’ouvrir les yeux sur nous-mêmes. On oublie vite les choses. On se pardonne très rapidement, et on
continue de vivre avec la croyance stupide que notre vie n’influence en rien celle des autres. La peur. C’est ce sentiment que l’on ne peut expliquer en deux mots. La peur de vivre et la peur
d’aimer ; Ce n’est pas l’amour qui donne du sens à nos vies, c’est la peur. Ou plus exactement c’est la digression d’où naît la peur qui donne du sens à notre existence absurde et enchaînée.
Certains s’enchaînent à leurs rêves, d’autres à leurs convictions. Beaucoup à l’idée de l’amour. J’ai peur. Je suis tous ces hommes et femmes à la fois. Et je ne résiste pas à l’idée de
l’immortalité. L’idée de l’immortalité fait jour lorsqu’on prend conscience du néant et du vide. L’idée de l’immortalité prend naissance dans notre enfance et lorsqu’on veut rejouer des scènes de
son enfance, on devient réalisateur et inconsciemment on essaye de corriger ses erreurs. C’est comme des retrouvailles après une longue séparation. On se demande toujours : « Qu’est ce que je ne
dois plus faire ? » Une autre façon de vivre est de simuler le bonheur. Les femmes y arrivent mieux que les hommes en général ; Et souvent on se dit comme Kundera j'ai la malchance d'être heureux
en ménage, donc de ne pouvoir divorcer.
Encore un commentaire sur le vif, mais après tout basta, même si ce n'est pas très compréhensible, c'est pas grave :-)